Les Noces funèbres en streaming

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Les Noces funèbres

Bien que « Les Noces Funèbres » soit le premier film d’animation réalisé par Tim Burton, ce n’est pas la première fois qu’il vient mettre sa patte artistique dans ce domaine. Souvenez vous qu’en 1994 sortez dans nos salles un Disney réalisé par Henry Selick, mais Tim Burton a produit « L’étrange Noël de monsieur jack » dont il est également le scénariste et le concepteur des personnages, et ce film a marqué le cinéma de l’animation avec des marionnettes que l’on voyait prendre vie à l’écran, on se souvient tous de Jack Skellington le squelette qui voulait préparer Noël et de son monde d’Halloween aussi vivant que cadavérique et avec l’humour Burtonien qu’on connait au réalisateur du même nom. Et pour notre grand bonheur, Tim Burton a décidé de rouvrir le couvercle et de s’attaquer à un deuxième film d’animation dans le même genre, mais cette fois-ci avec des personnages principaux humains (les vivants comme les morts) et non pas avec des êtres fantastiques représentant les fêtes religieuses de Noël ou d’Halloween même si on retrouve clairement un clin d’oeil à « L’étrange Noël de monsieur Jack ». Qu’en ais-je pensé après l’avoir vu une première fois en version originale et une seconde fois en version française : et bien j’ais énormément apprécié, et c’est rien de le dire… mais il y avait aussi un sentiment de frustration après le visionnage en plein air auquel j’ais pu le revoir une énième fois pour préparer cette critique, car comme le dit le proverbe « Seul Dieu est parfait et ce qu’il crée ne l’est pas ». Pour commencer, parlons du Design des personnages humains et des êtres du monde des morts ainsi que de l’animation en volume de ce film. Pour être honnête, je trouvais cela très intéressant de voir ce que l’animation image par image peut donner avec des protagonistes humains et non pas qu’avec des êtres surréalistes, surtout que Burton avait crée les personnages dont Victor et Emily qui sont des représentations de Depp et de Bonham Carter à l’époque. Et franchement, c’est méticuleusement bien géré, les personnages ont beau avoir l’air des simples pantins lorsqu’on les voit, ils sont très bien conçu avec le souci du détail et leurs visages arrivent parfaitement à retranscrire les émotions des personnages, que ce soit la maladresse et le sentiment de malaise de Victor, l’innocence de Victoria, le conformisme et la sévérité de leurs parents, la fourberie de Lord Barkis, l’excentricité attachante d’Emily ou la bonne humeur des cadavres et des morts de l’autre monde, c’est bluffant à voir. L’univers du film est du pure Tim Burton avec un contraste qui entraîne autant de rire que de fascination : d’un côté, on a le monde des vivants qui est monotone, grisâtre, ennuyeux à mourir et régulé par des traditions orthodoxes représenté en les personnes des parents Everglot et Van Dort qui ne sont pas là pour être apprécié et qui sont volontairement caricaturé et au second plan durant le visionnage, cela dit il y a quand même un point que j’aimerais éclaircir : Spoiler: qu’est-ce qu’ils sont devenues les parents Van Dort à la fin du film ? On les voit partir à la recherche de leur fils vers la forêt, le cochet meurt de tabagisme et le carrosse s’est arrêté ou pas ensuite ? Et les parents Everglot ? On les a laissé paniquer pendant toutes la fin du film sans les revoir et savoir ce qu’ils sont finalement devenus ? Ce détail est une des conséquences d’un des défauts du film que je vais expliquer un peu plus bas, mais pour le moment continuons sur les personnages. Pour les protagonistes principaux, on a un triangle amoureux qui a le charme de ses personnages (mais pas seulement parce que deux d’entre eux ont été crée à partir du physique de deux acteurs célèbres), à commencer par Victor, un jeune fils de riche godiche et pataud mais auquel on finit par rapidement attacher non seulement par son manque de classe et sa maladresse qui le rend très amusant mais aussi par son coup de foudre et sa naïveté avec la fille des Everglot et son aventure cadavérique avec Emily. On a aussi Victoria, la fille des Everglot qui se démarque par son innocence et devient tout aussi plaisante, même si on ne sait pas grand-chose d’elle et de Victor on adhère rapidement à leur relation dés leur premier dialogue car la maladresse et la gentillesse de l’un et la douceur et la pureté de l’autre nous font facilement apprécié leur romance, et ce film n’en fait jamais trop de ce côté-là Spoiler: (au moins on les voit pas s’embrasser à chaque fois qu’ils se retrouvent et se bécoter comme des fous comme dans Roméo Juliette). Mais venons-en maintenant à Emily la mariée défunte, autant elle nous fera sursauter plus d’une fois, autant elle se révèlera touchante de tragédie Spoiler: quand on sait ce qui lui est arrivé mais aussi de bonne humeur par son attitude envers Victor dans un premier temps et certains points commun qu’elle partagera avec lui, Spoiler: comme sa passion du piano qui offre quelque moment doux et moelleux à l’oreille dont le fameux duo Emily/Victor lors de la réconciliation, si l’on peut dire ainsi. Et enfin, on a Lord Barkis Bittern qui se révèlera être sans surprise l’antagoniste principal, une belle tête à claque Spoiler: et le fameux meurtrier d’Emily cliché et typique de l’aristocrate de bonne famille du 19ème Siècle, pour ma part je ne vais pas m’en souvenir très longtemps.Par contre, je vais longtemps me souvenir du monde des morts : parce que de l’autre côté, on a un monde plus coloré et plus vivant paradoxalement ou les habitants sont d’ancien vivant décoincé et qui adorent festoyer, dés la première scène avec le squelette jazz man on en emporté et séduit par ce monde diamétralement opposé à celui de Victor et Victoria, et en plus les personnages bien que tertiaires apportent tous l’humour macabre que l’on reconnait à Tim Burton qui ne manque pas d’imagination pour nous faire rire aux éclats avec ce monde, Spoiler: je pense que je me souviendrais longtemps des retrouvailles entre Victor et son chien devenu squelette et du gag des ordres qu’il donnait à son chien jusqu’à le fameux « Fais le mort ». Les gags ne manquent pas avec les morts du monde… ben du monde des morts hein, qu’est-ce que je peux dire d’autres ? Ah oui, et je suis sur que beaucoup se souviendront de ce moment Spoiler: ou les morts arrivent devant l’église, le pasteur leur somme de partir et l’un des cadavres vivant lui répond « Un peu de silence, on est dans une église » ! Le contraste est tellement marrant à voir que ça en devient inoubliable. D’ailleurs, Burton est à la réalisation ce que Danny Elfman est à la musique, que l’on retrouve une nouvelle fois à la composition, mais que l’on retrouve aussi aux chansons après « L’étrange Noël de monsieur Jack », et je pense que Disney pourrait refaire appel à ses services si jamais ils prévoient un jour de faire un film d’horreur Disney pour enfant (si l’on exclut « Frankenweenie » ). « Selon Notre Plan » est une bonne amorce au film, « Les noces Funèbres » est la meilleur et la plus fun de tous démontrant parfaitement le délirium et la folie du royaume des morts en plus de raconter l’histoire d’un des personnages principaux, « Une larme à verser » par contre aurait pu être une belle touche d’émotion si on avait choisi d’autres interprète d’une araignée à la voix trop aigu et un asticot, et enfin « Un Mariage » est ma seconde chanson préférée de tous dans ce film puisqu’on a le droit à une préparation de mariage en musique et en comédie musicale chez nos amis les morts. Et les chansons ne seraient rien sans un bon doublage, américain ou français, je ne vais pas m’attarder sur le doublage américain qui était très bon pour le film, mais au doublage français étant un ferveur défenseur de la VF, et comme avec chaque film d’animation bien connu et réussis la version française est de qualité et agréable à entendre : Bruno Choel et Laurence Bréheret, les voix françaises officiels de Johnny Depp et Helena Bonham Carter font du super boulot pour les voix parlée et chantées de Victor et Emily, idem pour Céline Mauge, Brigitte Virtudes, Lily Baron, Patrice Dozier, Bruno Magne, Georges Claisse, Gabriel Le Doze ou encore Frédérique Tirmont.Seulement, comme je l’ais dit un peu plus haut rien n’est parfait car ce film est trop court, mais vraiment beaucoup trop court, il fait à peine plus d’une heure et treize minutes, c’est encore moins que pour « La Reine des Neiges » ou même « Rebelle » qui souffrent du même problème mais dans le cas actuel c’est plus frustrant encore, même les crédits de fin sont très court. On découvre tout juste le monde des morts en faisant quelques allers-retours durant le film entre le monde des vivants ternes et froid, et le monde des cadavres festives et joyeux. Mais on ne voit pas assez de ce monde souterrain apprenant au mort, à part les ruelles de la ville, leur bar, une bibliothèque de vieux sage squelette et la place principal on n’a pas grand-chose, ça aurait été mieux d’agrandir et d’approfondir l’environnement de leur monde plutôt que de se contenter uniquement d’une ville. Et comme je l’ais dis un peu plus haut, plusieurs éléments sont trop vite expédiés et nous laisse avec des questions sans réponses : Spoiler: on ne sait pas ce que sont devenus les parents de Victor après que ces derniers soient parti à sa recherche et que leur cocher soit mort étouffé et on ne sait pas non plus ce qui est finalement arrivé aux parents de Victoria par exemple comme je l’ais dis un peu plu haut, et ça gâche un peu la fin parce qu’on peut supposer qu’on est débarrassé de ceux de Victor mais ceux de Victoria, euh… je le sens moyennement et ça fait tâche avec la dernière touche de poésie sur la métamorphose d’Emily en papillon nocturne, comme celui qu’on a vu en début de film. Quant à l’introduction de Lord Barkis, à part qu’il a séduit Emily d’une famille de riche pour la détrousser et la liquider, on en a pas plus sur lui, son exposition revient exactement au même puisqu’on sait qu’il ment, c’est trop prévisible. Et ça aurait été bien d’en savoir davantage sur Emily, l’exploitation du personnage n’est pas fait à fond et c’est bien dommage.C’est quand même dommage non ? L’univers marche et séduit mais la fin du film laisse un petit vide sur plusieurs petits détails du film qui sont laissé de côté pour se centrer sur l’intrigue principal. Heureusement, ça n’a pas gâché mon plaisir de voir le deuxième film d’animation de Burton : des personnages principaux auxquels on adhère sans problème, un animation image par image très bien ficelé et monté, des chansons entraînantes avec des personnages tertiaires hilarant, un style Burtonien qu’on retrouve dans plusieurs de ses œuvres, si vous ne l’avez pas encore vu, et que vous êtes capable de supporter une petite frustration, vous allez très probablement beaucoup apprécier ce film.

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